Les Journées du poulet et trousse gratuite sur la biosécurité des volaille

Il est difficile de croire que le printemps s’en vient et que ce sera le temps de commander les poussins, les dindonneaux ou les poulettes pour la prochaine saison. Parallèlement, il est temps de penser aussi à la biosécurité des volailles. Qu’il s’agisse d’un élevage de 6 ou de 60 000 oiseaux, vos volailles représentent un investissement … en argent, en temps et en énergie, et il est clair que vous souhaitez faire tout ce que vous pouvez pour assurer leur sécurité et leur santé.

poulletMais qu’est-ce que la biosécurité au juste? Il s’agit en fait de mesures qu’on peut prendre pour prévenir et dépister les maladies dans le troupeau et garder ce dernier en santé.En décembre dernier, il y a eu une légère éclosion de grippe aviaire H5N2 hautement pathogène en Colombie-Britannique. Du 2 au 19 décembre, douze sites d’élevage commercial et fermier ont été infectés; tous ont dû être détruits par l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Quoi faire pour assurer la sécurité des volailles?

  1. Éviter les contacts avec la faune aviaire et les autres animaux, comme la vermine, les souris, les rats, les moufettes et les ratons laveurs. Éviter aussi que les oiseaux soient en contact avec les chiens ou les chats, etc. En production biologique, cela signifie qu’on doit se doter de filets ou de grillage appropriés pour empêcher la faune ailée de s’alimenter à même les mangeoires et les abreuvoirs. Cela signifie également qu’il faut garder les différentes espèces dans des espaces distincts. ne pas placer de dindons, de faisans, de paons ou d’autres gibiers à plumes dans des volières ou des parcelles qui ont déjà abrité des poulets. Les poulets peuvent être vecteurs de l’histomonose tête noire), une maladie due à un parasite protozoaire qui peut persister longtemps dans le sol.
  2. Garder les lieux propres. Le sol, la litière et la matière organique peuvent contenir des agents pathogènes et des parasites. Il faut donc nettoyer soigneusement les enclos, les mangeoires, les abreuvoirs et tout le matériel, dont les pelles utilisées pour le nettoyage. Il faut également voir à son hygiène personnelle! L’utilisation d’un bon surfactant (savon) suivie de l’application d’un désinfectant approuvé contribuera à enlever la matière organique sur les surfaces à nettoyer. Consulter l’organisme de certification pour vérifier si le désinfectant est bien approuvé.
  3. Bien connaître ses oiseaux et repérer les signes de maladie. Selon la densité du plumage, il peut être nécessaire de soulever les oiseaux à l’occasion pour évaluer leur état de chair. Par ailleurs, une diminution dans la consommation d’eau est souvent le premier indicateur de maladie chez les volailles. Finalement, dans le cas où les oiseaux sont malades, il faut s’assurer d’obtenir les soins vétérinaires requis.
  4. Restreindre l’exposition des volailles aux visiteurs. Les éleveurs sont toujours fiers de montrer leurs oiseaux, mais les visiteurs peuvent facilement être des vecteurs de maladie transmissible au troupeau. Il est préférable d’avoir moins de visiteurs, de prendre des précautions en cas de visite obligatoire et d’utiliser un registre pour noter le nom des visiteurs ainsi que la date et la durée de la visite. Cette mesure ne vise pas seulement à protéger les oiseaux, mais elle permet de retracer la source des maladies et d’aviser les visiteurs en cas de maladie ultérieure dans le troupeau.
  5. Garder les nouveaux oiseaux à l’écart du troupeau pendant au moins 28 jours. Cette « quarantaine » permet de surveiller les signes éventuels de maladie chez les nouveaux oiseaux. Cette mesure s’applique aussi aux volailles qui ont été amenées dans des foires ou des expositions.

Pour en savoir davantage sur la biosécurité, on peut se procurer la trousse gratuite du MAAARO intitulée Keeping Your Birds Healthy, Biosecurity Basics for Small Flocks (Les bases de la biosécurité pour assurer la santé des petits troupeaux de volailles – en anglais seulement). Cette trousse est destinée à ceux qui ne détiennent pas de quotas de volailles dans la province. Toutefois, les mesures décrites s’appliquent aussi aux exploitations avicoles commerciales. Le document explique les principes de la biosécurité, le nettoyage et la désinfection, l’identification des maladies, la surveillance et les méthodes de lutte contre les maladies, la lutte antiparasitaire, la gestion des carcasses et plus encore. La trousse contient des fiches techniques, des affiches, des brochures, un panneau imperméable pour indiquer un accès restreint, un registre des visiteurs et un CD comportant des versions électroniques de ce qui précède, et plus encore.

Les Journées du poulet approchent . Renseignez-vous grâce à cette trousse gratuite que vous pouvez vous procurer en appelant sans frais auCentre d’information agricole du MAAARO, au 1 877 424-1300.

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