Culture des sureaux dans le jardin

Les baies de sureau sont un excellent ajout à un jardin potager. Les sureaux sont appréciés pour leurs baies d’un noir tirant sur le mauve, que l’on utilise dans les tartes, vins, gelées, confitures, jus et soupes. On les utilise également comme colorant naturel dans des produits alimentaires. Les fleurs du sureau servent aussi à la fabrication du vin et peuvent par ailleurs être frites en grande friture. 

En savoir plus ou télécharger une version PDF de cette fiche d’information ici.

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Les gouvernements investissent dans le secteur acéricole ontarien

Les gouvernements du Canada et de l’Ontario investissent jusqu’à 1 million de dollars sur deux ans dans le cadre du Partenariat canadien pour une agriculture durable (PCA durable) afin de soutenir la productivité et la croissance dans le secteur acéricole de la province.

L’Initiative d’amélioration pour le secteur de l’acériculture offrira aux acériculteurs admissibles l’accès à une aide financière à frais partagés pour favoriser une gamme d’activités destinées à améliorer leurs exploitations. Les coûts de projet peuvent être inclus rétroactivement au 1er avril 2023, moment où le PCA durable a officiellement été lancé.

bouteilles de sirop
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Lignes directrices de l’Initiative pour l’amélioration de la biosécurité

L’Initiative pour l’amélioration de la biosécurité soutient la résilience du secteur agroalimentaire en contrant les risques liés à la biosécurité et en renforçant la préparation aux situations d’urgence. Elle offre des possibilités de financement à des entreprises clés de ce secteur, notamment les producteurs primaires, les entreprises de transformation et les fournisseurs de services. Elle comporte sept catégories de projets axées sur des activités connexes dans l’ensemble de la chaîne de valeur agroalimentaire (deux dans le domaine de la santé des animaux et cinq dans celui de la santé des végétaux).

Apprendre encore plus

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Prévenir et éteindre les feux de foin

Écrit par Christine O’Reilly

Points importants:

  • Le foin mouillé peut s’échauffer et causer un feu.
  • Le foin jeune (immature) et le foin de première coupe peuvent avoir des tiges humides qui ne sont pas décelées avec un humidimètre.
  • Appelez immédiatement le service des incendies si vous soupçonnez qu’il y a un feu de foin.

Qu’est-ce qui cause un feu de foin?

  • Le foin qui est trop mouillé (plus de 25 % d’humidité) s’échauffera et entrera dans le cycle de combustion spontanée.
  • Une grosse masse de fourrage permet l’accumulation de chaleur (combustible + chaleur).
  • Une lente infiltration d’air ajoute de l’oxygène au combustible échauffé.

Le processus d’échauffement du fourrage suivi de son ignition est couramment appelé combustion spontanée. La combustion spontanée du foin survient habituellement pendant les deux premiers mois de stockage. Des conditions de croissance inhabituelles, comme une fenêtre de récolte hâtive ou une culture immature, peuvent compliquer le processus de séchage et accroître le risque de feu.

Le phénomène d’échauffement et de combustion spontanée survient lorsqu’il y a suffisamment d’humidité (teneur en eau supérieure à 25 %, mais inférieure à 45 % pour le fourrage), d’oxygène (air) et de matière organique pour permettre la croissance de bactéries et de moisissures. Cette croissance entraîne une température de pointe initiale de 54 à 65 °C. À une telle température, une réaction chimique appelée réaction de Maillard peut avoir lieu et générer de la chaleur additionnelle. Cette réaction peut s’entretenir d’elle-même et se poursuivre même sans oxygène (air). Les gaz produits s’enflamment lorsqu’ils atteignent une température assez haute en présence d’oxygène.

Figure 1. Le triangle de feu. Le fourrage entreposé est le combustible. S’il s’échauffe et est exposé à de l’oxygène (air), un feu surviendra.

Prévention des feux

La teneur en eau du foin est la principale cause d’incendie dans le fourrage. Pour écarter un tel risque, il faut vérifier le taux d’humidité des récoltes à l’aide d’un testeur d’humidité ou d’un four à micro-ondes. Les balles de foin mouillées peuvent être plus difficiles à empiler ou ne pas garder leur forme.

Figure 2. Teneur en eau du foin sec.

Type de balleTeneur en eau recommandée (%)Teneur en matière sèche recommandée (%)
Petites balles carrées15-1882-85
Grosses balles rondes – faible densité13-1684-87
Grosses balles rondes – haute densité12-1585-88
Grosses balles carrées12-1486-88

Tableau 1. Teneur en eau recommandée pour l’entreposage de foin sec. Source : H. Bellman, S. Clarke et B. Stone

Pour le foin dont le taux d’humidité est supérieur aux recommandations, on doit utiliser un séchoir à foin. Il faut empiler les balles de foin couchées sur le côté pour qu’elles gardent leur forme et pour permettre la circulation d’air. Parce qu’elles sont plus denses et volumineuses, les grosses balles de foin entravent la dispersion de la chaleur et de l’humidité. Elles s’enflamment donc plus facilement que les petites balles carrées si elles sont trop humides.

Beaucoup d’agricultrices et agriculteurs aspergent leur foin de sel au moment de le mettre en réserve pour empêcher les feux de foin. Cependant, des essais ont montré que le sel n’a aucun effet de contrôle sur la combustion spontanée. En revanche, la glace carbonique, l’azote liquide ou le dioxyde de carbone pompé dans le foin empêchera la combustion en éliminant l’oxygène.

Il faut vérifier le foin régulièrement. Une légère odeur de caramel ou une odeur de moisi peut être un signe d’échauffement du foin.

Indices de danger

Quand il devient évident que le foin s’échauffe, la première chose à faire est de vérifier sa température au moyen d’une sonde qu’on peut fabriquer soi-même, comme celle de la figure 3. Le sondage permettra de déterminer s’il y a un foyer d’incendie et en quel endroit, ou il aidera à évaluer la probabilité d’un incendie. On peut se servir des renseignements du tableau 2 pour prendre une décision. Le test le plus simple consiste à plonger une tige d’acier ou de cuivre profondément, jusqu’au centre du fourrage, et de l’y laisser pendant environ une heure. Si la tige, une fois retirée, est presque trop chaude pour être tenue dans la main, il y a lieu de s’inquiéter.

On peut fabriquer une sonde à l’aide d’un morceau de 3 m (10 pi) de tuyau électrique, en fixant un goujon en bois à bout pointu à une extrémité et en perçant huit trous de 5 mm (1/4 po) de diamètre dans le tuyau juste au-dessus de la pointe. Il faut ensuite glisser la sonde dans le tas de foin et y insérer un thermomètre de confiserie à l’aide d’une longue corde. Le thermomètre doit rester dans la sonde pendant 10 minutes pour assurer une lecture précise.

Figure 3. Sonde et thermomètre pour le foin.

TempératureMesures à prendre
65 oCVérifier la température quotidiennement. Les températures inférieures à ce seuil ne sont pas considérées comme anormales, mais au-delà de 52 °C, il faut faire preuve de vigilance.
70 oCDanger! Mesurer la température toutes les quatre heures et inspecter l’installation de stockage.
80 oCAlerter le service des incendies! Garder toutes les portes et autres ouvertures fermées pour prévenir les courants d’air qui ajouteraient de l’oxygène au feu.   Sortir les animaux et les outils de la structure sans toucher au foin. Avec l’aide des pompiers, mouiller le foin et le retirer de la structure. Le fourrage dont la température est supérieure à 82 °C peut s’enflammer au contact de l’air. Placer le foin à une bonne distance des bâtiments lorsqu’il est retiré de l’installation de stockage, au cas où il s’enflammerait.

Tableau 2. Températures critiques pour la combustion spontanée.

Procédures d’extinction

Dans le foin en réserve, l’échauffement est souvent confiné dans une poche au sein de la masse. On ne doit pas tenter d’éliminer cette poche sans la présence des pompiers et d’un camion-citerne parce que le fourrage pourrait s’enflammer au contact de l’air. Le retrait du foin peut se faire au moyen d’une excavatrice ou d’une chargeuse forestière à grappin. Le foin doit être placé à une bonne distance de la structure au cas où il s’enflammerait.

Si l’incendie est tellement intense qu’il doit être éteint dans le bâtiment, il faut mouiller le foin et l’enlever immédiatement. La main-d’œuvre doit être consciente de la possibilité de chute à travers une épaisseur de fourrage formant un pont au-dessus d’une cavité dans laquelle il y a du feu.

Il faut faire preuve d’une extrême prudence si le foin en feu a été traité avec des agents de conservation chimiques contenant de l’éthoxyquine ou de l’hydroxytoluène butylé puisqu’à une température d’environ 115 °C (240 °F), ces substances produiront du cyanure d’hydrogène, un gaz mortel. Les additifs contenant principalement de l’acide propionique ne produisent pas de cyanure d’hydrogène pendant un incendie.

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Comment rétablir un pâturage piétiné?

Écrit par Christine O’Reilly, spécialiste de la culture des fourrages et des animaux de pâturage au MAAARO

PÂTURAGE PIÉTINÉ

Points clés :

  • Le piétinement des pâturages par les sabots du bétail détériore l’herbe et provoque un compactage du sol.
  • Évitez ce piétinement en déplaçant le bétail vers une étable, un terrain sec ou un enclos de sacrifice.
  • Évaluez la gravité des dommages pour déterminer les options de rétablissement les plus appropriées.
  • Les travaux de rétablissement effectués au moment opportun permettent de maintenir le rendement des pâturages et d’enrayer les mauvaises herbes.

Le bétail peut endommager les pâturages lorsque le sol est gorgé d’eau. Les sols humides sont moins aptes à supporter du poids que les sols secs. Le type de dommages que l’on désigne par le terme de piétinement sont les empreintes de sabots qui s’enfoncent dans l’herbe, créent de la boue ou se remplissent d’eau.

Le piétinement peut réduire le rendement des pâturages de 16 % à 80 % au cours des 12 mois suivants, en fonction du type de sol, de son degré d’humidité, du taux d’occupation et de la durée de présence du bétail dans l’enclos[1]. Une partie de cette perte de rendement est due aux lésions des plantes, comme l’enfouissement ou l’écrasement des feuilles.

Le reste de la perte de rendement est dû au compactage du sol dans la zone des racines. Le frottement et la compression des sabots dans la boue détruisent la structure du sol et l’espace poral. Ces mouvements sont nécessaires pour que l’eau s’écoule dans le sol, plutôt que de ruisseler à la surface. Un sol compact réduit la capacité des racines à se développer dans le profil du sol, ce qui réduit l’accès des plantes à l’eau et aux nutriments en profondeur.

Le sol nu des pâturages piétinés laisse également place à l’envahissement par les mauvaises herbes. Il est important d’effectuer les travaux de rétablissement à temps pour empêcher les mauvaises herbes d’envahir le pâturage. En outre, la surface piétinée peut provoquer des entorses aux chevilles et est difficilement praticable en véhicule.

Prévention des dommages par piétinement

Il est souvent plus facile de prévenir les dommages que de les rétablir. Prenez des mesures préventives lorsqu’un temps humide est prévu.

  • Déplacez le bétail vers une grange ou un terrain sec et donnez-lui du fourrage engrangé jusqu’à ce que le sol sèche.
  • Déplacez le bétail vers un enclos de sacrifice et donnez-lui du fourrage engrangé jusqu’à ce que le sol sèche. Idéalement, cet enclos est bien drainé. L’enclos de sacrifice peut être un enclos peu performant dont le rétablissement est de toute façon prévu.
  • Recourez au pâturage intermittent pendant les périodes humides pour maintenir la haute qualité des pâturages tout en limitant le piétinement.
  • Réduisez les déplacements dans les zones de passage en utilisant différents points d’entrée et de sortie de l’enclos.
  • Déplacez chaque jour les abreuvoirs et les mangeoires à sel et à minéraux.
  • Créez des couloirs temporaires avec une clôture électrique pour concentrer les dommages sur des zones plus petites.

Comment évaluer un pâturage piétiné

Outils nécessaires :

  • Un quadrat (soit de 1 pied carré, soit de 0,25 m2) ou un cerceau de hula-hoop
  • Un ruban à mesurer ou une règle

Sélectionnez plusieurs zones du pâturage pour obtenir un aperçu représentatif des dommages par piétinement. Utilisez le quadrat pour estimer le pourcentage de la surface de pâturage qui est piétinée. Utilisez le ruban à mesurer ou la règle pour mesurer la profondeur des marques de sabots. Le tableau 1 combine ces facteurs en un indice de gravité. Le guide australien en anglais Pasture Recovery from Pugging Damage (« Rétablissement des pâturages après des dommages par piétinement ») contient davantage de détails et de très bons exemples photographiques.

Tableau 1. Graphique d’évaluation du degré de gravité de l’endommagement des pâturages selon une matrice « surface X profondeur »Surface de l’enclos piétiné
Profondeur des empreintes liées au piétinement0 à 25 %25 à 50 %50 à 75 %75 à < 100 %100 %
Peu profondes : de 0 à 2,5 cm (de 0 à 1 po)Très faibleTrès faibleTrès faibleFaibleFaible
Moyennement profondes : de 2,5 à 5 cm (de 1 à 2 po)Très faibleFaibleModéréeGraveTrès grave
Profondes : de 5 à 7,5 cm (de 2 à 3 po)FaibleModéréeTrès graveTrès graveTrès grave
Très profondes : plus de 7,5 cm (> 3 po)ModéréeGraveTrès graveTrès graveTrès grave
Source : Mickan 2011[2]

Options de rétablissement des dommages causés par le piétinement

Faibles ou très faibles dommages :

  • Prévoyez des périodes de repos plus longues pour permettre aux pâturages de se rétablir entre les périodes de pâturage.
  • Appliquez entre 55 et 85 kg/ha (de 50 à 75 lb/acre) d’azote aux pâturages de graminées au début de l’automne pour encourager le tallage.

Dommages modérés :

  • Passez le rouleau ou la herse pour aider à niveler les zones accidentées.
  • Employez un semis de regarnissage pour épaissir le gazon.
    • Avec un semoir à graminées ou un semoir pour semis direct, faites des rangs de faible largeur (< 19 cm ou 7,5 po) ou des semis croisés.
    • Avec un distributeur centrifuge, assurez-vous de passer ensuite la herse ou le rouleau cultitasseur pour améliorer le contact entre les graines et la terre.
    • Envisagez un semis en sol gelé au début du printemps.
  • Assurez-vous que la terre du pâturage présente un bon pH et une bonne fertilité, notamment en ce qui concerne le phosphore (P) et le potassium (K), selon une analyse récente. Utilisez 22 kg/ha (20 lb/acre) d’azote (N) comme engrais de démarrage.
  • Installez des clôtures temporaires pour éloigner le bétail de la zone piétinée pendant que les jeunes pousses s’établissent.

Dommages graves ou très graves :

  • Labourez pour niveler la zone endommagée. Le degré d’intensité du labour dépend du type de sol et de son humidité. Il se peut que le labour doive être suffisamment profond pour briser une couche de terre qui a été compactée sous les sabots.
  • Un travail de culture peut être nécessaire pour créer un lit de semence fin, ferme et friable.
  • Semez un nouveau peuplement avec un semoir ou un semoir à rouleau plombeur.
  • Assurez-vous que la terre du pâturage présente un bon pH et une bonne fertilité, notamment en ce qui concerne le phosphore (P) et le potassium (K), selon une analyse récente. Utilisez 22 kg/ha (20 lb/acre) d’azote (N) comme engrais de démarrage.
  • Dans le cadre du processus de rénovation, envisagez de remplacer le pâturage par une culture fourragère annuelle pendant un an, puis de rétablir le pâturage pérenne.
  • Installez des clôtures temporaires pour éloigner le bétail de la zone piétinée pendant que les jeunes pousses s’établissent.[3]

Références

  1. Drewry, J.J., K.C. Cameron, et G.D. Buchan. 2008. Pasture yield and soil physical property responses to soil compaction from treading and grazing – review (« Rendement des pâturages et réaction des propriétés physiques du sol au compactage du sol par le piétinement et le pâturage – examen »). Australian Journal of Soil Research. 46(3) : p. 237 à 256. Disponible : https://openresearch-repository.anu.edu.au/bitstream/1885/35728/2/01_Drewry_Pasture_yield_and_soil_2008.pdf
  2. Mickan, F. 2011. Pasture recovery from pugging damage (« Rétablissement des pâturages après des dommages par piétinement »). Department of Primary Industries Farm Services (ministère des services agricoles et des industries du secteur primaire), État de Victoria, Australie. Consulté le 30 novembre 2021 à l’adresse : https://vgls.sdp.sirsidynix.net.au/client/search/asset/1017146
  3. Teutsch, C. Date inconnue. Strategies for repairing pugged pastures (« Stratégies de rétablissement des pâturages piétinés »). Programme Master Grazer. Université du Kentucky, College of Agriculture, Food and Environment. Consulté le 29 novembre 2021 à l’adresse : https://grazer.ca.uky.edu/content/strategies-repairing-pugged-pastures
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Conseils pratiques sur les pâturages

Cet article est d’abord paru à la rubrique Ruminations de la revue The Milk Producer Magazine, avril 2011.

Quand vous envoyez votre troupeau laitier au pâturage, il faut modifier la gestion pour maintenir la production

Quand ils savourent un verre de lait froid, les consommateurs s’imaginent les vaches qui broutent de luxuriants et verts pâturages sous les derniers rayons du soleil d’une belle journée d’été. Pour l’éleveur, envoyer les bêtes au pâturage est synonyme d’économies de rations et de vaches qui font un peu d’exercice.

Toutefois, la gestion des vaches laitières au pâturage comporte des défis en rapport avec le maintien de la production laitière et de la prise alimentaire. Les vaches auront peut-être de la difficulté à manger assez pour répondre à leurs besoins nutritionnels. La production de lait a tendance à chuter quand les vaches paissent, souvent aussi les teneurs en gras et en protéines du lait.

Une étude menée récemment à l’université Penn State a examiné comment la gestion des pâturages affectait la prise de matière sèche, et suggéré des façons de relever ces défis. Les recherches sur les pâturages montrent que les vaches Holstein consomment l’équivalent d’environ trois pourcent de leur poids corporel par jour au pâturage. L’efficacité montrée par la vache à dévorer les herbages détermine la quantité ingérée.

Les chercheurs de Penn State ont élaboré une équation pour calculer la quantité consommée par une vache au pâturage. La prise alimentaire équivaut à la durée passée à paître, multipliée par le nombre de coups de dents, multipliée par la grosseur des bouchées.

Vous pouvez influer sur la durée de pâture en déplaçant régulièrement les vaches vers des pâturages frais; ce serait comme de pousser des rations dans les mangeoires des animaux en milieu confiné. Vous n’avez aucun contrôle sur le nombre de coups de dents, le nombre de fois par minute que les vaches coupent les herbages avec leurs dents. La hauteur et la densité des herbages déterminent la quantité de fourrages que la vache obtient chaque fois qu’elle prend une bouchée, ce qui définit la grosseur des bouchées. La hauteur idéale du foin est de 20 à 30 cm (8-12 pouces), ce qui est primordial à la grosseur des bouchées.

Les vaches qui ont une production laitière élevée mangent plus que les vaches dont le rendement est inférieur. Elles paissent plus et consomment plus de bouchées par minute. Le facteur le plus influent sur ce facteur est la grosseur des bouchées, la quantité de fourrage ingérée par bouchée.

Pour une recherche de spécialistes de l’Université Penn State, deux groupes de vaches Holstein ont brouté des quantités différentes de pâturage. L’un des groupes a reçu du fourrage équivalent à 55 livres de matière sèche (MS) par jour, l’autre à 90 livres. Les vaches étaient munies d’enregistreurs électroniques pour surveiller leur comportement de prise alimentaire et de mastication. Les chercheurs ont donné un supplément de concentré à la moitié des vaches de chaque groupe.

Les vaches nourries seulement de pâturage ont brouté pendant 617 minutes par jour, environ 10 heures, et elles prenaient une moyenne de 56 bouchées par minute. Les vaches qui ont pris des bouchées plus souvent ont souvent produit plus de lait. Les vaches qui avaient reçu du concentré en supplément ont pâturé 1,5 heure de moins que celles des groupes se nourrissant du pâturage seulement.

Le tableau 1 montre que les vaches auxquelles on avait offert plus de pâturage ont consommé sept livres de plus, sur une base de matière sèche, et produit 6,8 livres de lait de plus par jour. On a aussi noté l’incidence du supplément fourni sur la production de lait. Pour chaque livre de supplément, la production laitière a augmenté de une livre. Le tableau signale aussi qu’en présence d’un peuplement fourrager plus luxuriant, l’équivalent de 90 livres par rapport à 55 livres, on augmentait la prise alimentaire des vaches au pâturage, qui était passée précédemment de 38,5 livres à maintenant 45 livres de matière sèche.

Pour maximiser l’ingestion de fourrage d’une vache, il faut lui fournir quotidiennement de 80 à 90 livres de fourrage. Ces résultats se comparent favorablement avec d’autres recherches de par le monde. Des pâturages frais doivent être offerts après chaque traite. Le maintien sur des pâturages frais de qualité deux fois par jour donne la possibilité d’une alimentation des plus économiques et rentables.

L’offre de concentrés en supplément des pâturages réduit la quantité de fourrage dont la vache a besoin. Les chercheurs de Penn State ont élaboré certaines balises concernant l’offre de concentrés par rapport au fourrage, illustrées au tableau 2. Pour les vaches laitières au pâturage, l’énergie devient l’élément nutritif le plus limitant du rendement laitier. En donnant du concentré on satisfait mieux aux besoins énergétiques des vaches au pâturage. En augmentant la teneur énergétique on rehausse le rendement en lait et le pourcentage en protéines du lait. Toutefois, ce supplément diminue souvent l’apport en fibres, ce qui fait baisser le pourcentage en matières grasses.

Maintenir le pH dans le rumen constitue un autre défi. Si les pâturages présentent une qualité inférieure à 35 pourcent de la fibre au détergent neutre (NDF) et une digestibilité supérieure à 80 pourcent, le pH du rumen peut passer sous 5,8. Avec une NDF faible, vous pourriez observer les effets suivants sur les vaches : o faibles teneurs de composantes du lait, surtout les matières grasses;

  • fumier plus liquide;
  • boiterie et croissance anormale des sabots;
  • consommation librement choisie de bicarbonate de sodium;
  • comportement de léchage ou ingestion de terre.

Pour compenser les faibles teneurs en fibres des vaches qui reçoivent des suppléments de concentré, surtout quand elles paissent dans des pâturages luxuriants, il faut leur donner chacune de quatre à cinq livres de foin long; on compense ainsi pour le déficit en fibres et on maintient la teneur en matières grasses et le pH du rumen à des niveaux convenables. Autre préoccupation pour les bovins au pâturage : les protéines digestibles dans l’intestin grêle. Les pâturages luxuriants tendent à contenir des teneurs élevées de ces protéines. Les vaches peuvent aussi avoir besoin de suppléments de ce type de protéines.

En modifiant votre gestion, vous connaîtrez une saison de pâturage réussie. Ce sera une excellente occasion d’abaisser les coûts de l’alimentation animale, de maintenir les vaches en activité et d’offrir aux consommateurs cette image qui leur plaît tant.

Pâturage avec apport fourrager plus faible
(55 lb/vache/jour)
Pâturage avec apport fourrager plus élevé
(90 lb/vache/jour)
Comportement au pâturage0 Suppl.+Suppl.a0 Suppl.+Suppl.a
Durée de pâture, min/jour609534626522
Bouchées/minute56545655
Ingestion (lb/jour)
Pâturage38,534,145,135,4
Supplément–19,1–19,1
Total38,553,245,154,6
Production laitière, lb/jour42,165,348,865,8
Tableau 1. Comportement, prise alimentaire et production laitière des vaches sur des pâturages offrant deux apports fourragers, avec suppléments ou non.
a Vaches ayant reçu 19 lb de concentré par jour
Ingestion de matière sèche prévue (IMS)Apport du pâturage (MS)
PâturageConcentréTotalRecommandé/vache/jour
lb MS/vache/jour
4004070-80
3764360-70
34124650-60
31184940-50
Tableau 2. Apport du pâturage et conseils pratiques sur la disponibilité
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Ennemis naturels 101

Ce message a initialement été publié sur le site Web officiel du MAAARO janvier 2015 par Melanie Filotas, spécialiste, Lutte intégrée contre les ennemis des cultures et cultures spéciales, et Hannah Fraser, chargée de programme, entomologie des cultures horticoles/MAAARO.

Toute créature qui se nourrit d’une autre créature ou qui en réduit par ailleurs les populations en est un « ennemi naturel ». Tous les ravageurs des cultures ont des ennemis naturels, souvent qualifiés d’« utiles » et la réduction des populations de ravageurs par ces ennemis naturels s’appelle lutte biologique. Les ennemis naturels offrent aux agriculteurs un important service sans frais – tant biologique que classique mais, par contre, ils sont souvent négligés. Nombre de pratiques agricoles (labourage, cultures-abris, choix et l’utilisation de pesticides) peuvent avoir des répercussions sur les populations d’ennemis naturels. Il est parfois difficile de faire la distinction entre les ravageurs et les ennemis naturels, car ils peuvent avoir une apparence très semblable. Toutefois, en prenant le temps de vous familiariser avec les ennemis naturels courants de vos cultures, cela peut vous permettre d’évaluer et éventuellement d’ajuster l’effet de vos pratiques culturales afin de favoriser les populations d’ennemis naturels.

Les ennemis naturels des insectes ravageurs sont couramment les plus faciles à reconnaître. Les ennemis naturels des insectes peuvent être des prédateurs, des parasites ou des pathogènes. Les insectes prédateurs tuent et dévorent d’autres insectes (habituellement plus petits). Ils sont généralement plus gros que leurs proies, tuent de nombreuses proies au cours de leur vie et sont plus généralement des mangeurs généralistes. Parmi les prédateurs communs et leurs proies dans les exploitations agricoles ontariennes, mentionnons :

PrédateurDescriptionProie
Coccinelles at larvesœufs – petits, ovales, jaune vif, réunis en grappes.
Larves – noires, possédant des taches d’un jaune orangé, en forme d’alligator et couvertes d’épines
Adultes – gros insecte de forme ovale, convexe, souvent ponctué de taches brillantes.
Pucerons, acariens, thrips, aphidés, cochenilles et autres petits insectes et leurs œufs
CarabesAdultes – corps long et plat, de 0,3 à 8,5 cm de longueur, souvent de couleur sombre, mandibules proéminentes, pattes longues, antennes filiformesLarves mobiles et autres insectes immatures, œufs, limaces, certaines mauvaises herbes
SyrphesLarves – aspect d’une limace, corps de brun marbré à vert semi-transparent, absence de pattes, longueur de 5 à 12 mm
Adultes – ressemblent à des abeilles ou à des guêpes, mais avec une seule paire d’ailes
Pucerons et petites chenilles
Larves de chrysopesœufs – déposés isolément sur les tiges (leurs œufs sont bruns et, déposés sur les tiges, ils sont plus difficiles à repérer)
Larves – corps long et pointu, marbré, longues pattes et mandibules en forme de faucille sur la tête; peuvent être couvertes de débris (c.-à-d. proie morte dévorée précédemment)
Pucerons, œufs d’insectes, thrips et autres insectes et larves de petite taille
RéduvesNymphes – de claires à noires, avec ébauches alaires, ressemblent aux adultes, mais avec des ébauches alaires
Adultes – de couleur sombre, pattes frontales puissantes, rostre important, tête allongée
Pucerons, œufs d’insectes, cicadelles, mouches et autres insectes et chenilles de petite taille
Cécidomyies du puceronSeules les larves sont prédatrices – petits vers blancs de couleur orangePucerons, acariens et autres petits insectes
Punaises anthocoridesNymphes – jaune orangé, en forme de goutte d’eau, sans ailes
Adultes – petits, de couleur sombre et luisante, de forme ovale et très rapides
Acariens, thrips, pucerons, cochenilles, cicadelles, chenilles, psylles, autres insectes/œufs
Punaises prédatricesœufs – masses d’œufs en forme de baril avec cercle d’épines à une extrémité
Nymphes – rouge à orange, marges noires
Adultes -carapace brune de forme pointue sur le dos
Acariens, thrips, pucerons et autres insectes et larves de petite taille, œufs d’insectes et chenilles
Acariens prédateursAnalogues aux acariens ravageurs, mais se déplaçant plus rapidement, moins de poils, souvent en forme de goutte d’eau
Table 1. Prédateurs communs et leurs proies.

Les insectes parasites ou parasitoïdes déposent leurs œufs sur ou dans le corps d’autres insectes. Lorsque ces œufs éclosent, les jeunes parasitoïdes se nourrissent de l’insecte hôte qui, habituellement, en meurt. Ils sont généralement plus petits que leur hôte, possèdent une gamme étroite d’hôtes et chaque immature ne tue qu’un hôte pendant son développement. En majorité, les insectes parasites sont des guêpes ou mouches de petite taille. Parmi les plus répandus, mentionnons :

ParasitoïdeDescriptionProie
ChalcidiensHôtes parasités – les pucerons parasités sont durcis, noirs, légèrement enflés, parfois avec des ouvertures de sortie, les œufs parasités ont un aspect noir
Adultes – petits, jaunes, bruns ou noirs, légèrement plus petits que l’hôte ou petit et d’aspect métallique
Selon l’espèce : pucerons, cochenilles, aleurodes, mineuses des feuilles, chenilles, œufs
BraconidesHôtes parasités : chenilles, entourées de multiples petits cocons, ou momies du pucerons enflées et ayant l’apparence du papier
Adultes : couleur sombre, 2 à 15 mm, antennes longues
Chenilles, mouches, coléoptères, pucerons, mineuses des feuilles
IchneumonidaeAdultes : couleurs variables, 5 à 40 mm de longueur, longues antennes, abdomen souvent long et étroitChenilles, mouches, coléoptères, pucerons, mineuses des feuilles
TachninidaeLarves – vers blancs à l’intérieur des hôtes
Pupes – hôte mort avec orifice de sortie et pupes brunes de forme ovoïde à côté
Adultes – de taille moyenne à grande, ont l’aspect d’une mouche domestique, couverts de poils
Chenilles, hannetons, abeilles, guêpes, tenthrèdes, punaises pentatomes, sauterelles
Table 2. Insectes parasites communs et leurs proies.

Les pathogènes sont des micro-organismes qui infectent et tuent d’autres organismes vivants. Même si nous connaissons mieux les pathogènes qui attaquent nos récoltes, les insectes ravageurs peuvent être également attaqués par une vaste gamme de bactéries, de champignons, virus et autres pathogènes. L’exemple le plus célèbre de pathogène d’insectes est le Bt, bactérie pathogène des insectes qui est à la base de nombreux biopesticides largement utilisés en agriculture biologique. Toutefois, il existe de nombreux autres pathogènes présents naturellement dans l’environnement et qui y jouent un rôle très important dans la régulation des populations de ravageurs. Souvent, mais pas toujours, ils sont spécifiques à certains groupes d’insectes ravageurs ou même à certains stades de leur évolution. Les nématodes entomopathogènes ne sont pas des microbes, mais sont souvent groupés avec les pathogènes parce qu’ils agissent d’une façon analogue. Voici les hôtes courants et les symptômes des pathogènes :

PathogènePathogèneHôtes
BactériesAu départ, les hôtes cessent de se nourrir, les cadavres sont mous, de couleur sombre et ratatinésChenilles, hannetons, mouches, autres
VirusLes cadavres sont mous, de couleur foncée, suintant, semblent  » fondus « . Peuvent être fermement fixés à la plante et arqués vers l’arrièreChenilles, hannetons, autres
ChampignonsLes cadavres sont enflés et couverts de champignons. Le champignon peut être moins évident si le temps est secVaste gamme d’hôtes – chenilles, hannetons, pucerons, mouches, thrips, insectes suceurs, acariens, autres
Table 3. Hôtes communs et symptômes des agents pathogènes.
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Alimentation libre des poulets fermiers de chair

Initialement publié dans le bulletin ONorganic mars 2014 par Ron Lackey – spécialiste des ingrédients et des sous-produits, alimentation animale/MAAO et MAR.

Introduction

Les résultats d’une recherche récente appuient le recours à l’alimentation libre dans un système de production permettant aux poulets de chair d’aller à l’extérieur.

Le type d’aliment le plus couramment utilisé dans la production avicole commerciale est une moulée composée complète, qui se présente généralement sous la forme de granules ou de miettes, ou sous forme de mélange de farines composées. Il est généralement admis que la moulée composée complète assure à la volaille une alimentation plus équilibrée, qui lui procure les calories, les protéines, les vitamines et les minéraux nécessaires pour un état de santé et un rendement optimaux. De plus, les moulées composées complètes facilitent l’alimentation de la volaille et la gestion des systèmes d’alimentation automatisés.

Toutefois, dans le cas de la volaille élevée en parcours libre, avec un accès régulier à l’extérieur, l’alimentation libre peut offrir certains avantages et devrait être envisagée comme une option viable. L’alimentation libre consiste à offrir à la volaille des aliments distincts (grains, concentrés de protéines et sources naturelles de vitamines et de minéraux, par exemple) à partir desquels chaque animal peut choisir l’alimentation qui répond à ses besoins, qui peuvent varier selon les conditions environnementales et physiologiques. Il est raisonnable de penser que la volaille élevée en parcours libre doive s’adapter à un plus grand éventail de conditions environnementales que celle élevée en claustration. Certains font valoir, par ailleurs, que les poulets ne choisissent pas leur alimentation pour maximiser leur croissance ou leur rendement, mais pour améliorer leur bien-être en fonction de leur environnement et pour assurer leur survie à long terme.

Les animaux naissent avec des préférences et des aversions alimentaires innées. La volaille a la capacité d’apprendre à privilégier une alimentation de façon à éviter les carences ou les excès nutritionnels néfastes. Dans un système axé sur l’alimentation libre, la volaille, qui a accès aux ingrédients essentiels dont elle a besoin, est théoriquement en mesure d’équilibrer son alimentation en choisissant les ingrédients qui viendront compléter l’apport en nutriments provenant de l’extérieur, à savoir le fourrage et les insectes.

En plus de cette capacité d’assurer son équilibre alimentaire, la volaille possède un système digestif capable de digérer les grains entiers. Il semble donc logique de réduire les coûts et les dépenses énergétiques liées au traitement ou au prébroyage des grains en donnant au moins une partie de l’alimentation sous forme de grains entiers. Il demeure toutefois important de continuer à donner des coquilles d’huître concassées (gravier à picorer) afin d’assurer le bon fonctionnement du gésier des poulets. L’alimentation libre peut réduire les besoins de composition, de meulage, de mélange, de granulation et de transport, et potentiellement réduire des coûts et des dépenses énergétiques qui en découlent.

Grandes lignes des essais

Des chercheurs de l’Université de l’Arkansas ont testé l’alimentation de 200 poulets de chair (considérés comme un hybride à faible croissance) afin d’évaluer les effets d’une alimentation libre sur leur rendement. Des poussins d’une journée ont été répartis de façon aléatoire dans des cases de 20 poulets : un groupe expérimental de cinq cases nourri à l’aide de moulée composée prête à l’emploi (groupe MC) et un groupe expérimental de cinq cases nourri selon les principes de l’alimentation libre (groupe AL). Pendant la période de couvaison (de 0 à 27 jours), tous les poussins ont été nourris avec de la moulée composée, à savoir une moulée de démarrage et de croissance commerciale exempte de médicaments, conçue pour être utilisée jusqu’à ce que le poulet à griller soit prêt à être consommé. Tous les poulets avaient la possibilité de sortir à l’extérieur après cinq semaines. Les poulets de 28 à 49 jours du groupe AL avaient accès à la fois à la moulée composée prête à l’emploi et à une alimentation libre. Par la suite, soit du 49e au 83e jour, les poulets de ce groupe eurent uniquement accès à une alimentation libre. Celle-ci se composait de maïs concassé, de blé entier, de tourteau de soya, de farine de poisson, de coquilles d’huître broyées, de farine de varech, de farine d’os et de sel enrichi d’oligo-éléments; tous ces aliments étant présentés dans des mangeoires séparées. Les poulets du groupe MC, quant à eux, ne reçurent que de la moulée composée commerciale prête à l’emploi pendant cette même période, soit du 49e au 83e jour. Cette moulée était principalement composée de maïs, de tourteau de soya et de farine de poisson.

Résultats

  • La moulée composée contenait 63,5 % de maïs, 30,5 % de tourteau de soya et 2,5 % de farine de poisson, pour un contenu total en protéines de 20,75 %; alors que le contenu en protéines de l’alimentation libre était plus faible, soit approximativement 13,2 %. À la fin de l’essai, les chercheurs sont parvenus à la conclusion que l’alimentation libre contenait 89 % de grains (dont 37 % de blé entier), 7 % de tourteau de soya et 1,2 % de farine de poisson.
  • Le poids final des poulets vivants ne différait pas d’un groupe à l’autre; toutefois, le rendement à l’abattage, de même que le rendement des poitrines de poulet, était plus élevé de 7 % chez les poulets du groupe MC. Les chercheurs sont d’avis que la quantité plus élevée de protéines et d’acides aminés dans la moulée composée pourrait avoir contribué au rendement plus élevé des poitrines de poulet.
  • Le Conseil national de recherches du Canada recommande une alimentation contenant 18 % de protéines pour les poulets à griller de six à huit semaines. Il est possible d’expliquer le fait que les poulets du groupe AL aient consommé beaucoup moins de protéines par la consommation additionnelle de protéines provenant du fourrage et des insectes. Il est intéressant de noter que les chercheurs ont remarqué qu’il restait moins de fourrage dans les cases des poulets du groupe AL. On peut donc présumer qu’ils ont consommé plus de fourrage que ceux du groupe MC.
  • Pendant la période de finition, soit du 49e au 83e jour, l’apport alimentaire était plus élevé, et l’efficacité alimentaire plus faible, chez les poulets du groupe MC. Pendant cette période, l’indice de consommation des poulets du groupe MC était de 5,6 pour 1, tandis que celui des poulets du groupe AL n’était que de 3,8 pour 1.
  • Dans cette étude, tous les ingrédients de l’alimentation donnée aux poulets avaient été achetés. Il en ressort qu’il a coûté moins cher de nourrir les poulets du groupe AL (0,07 $/kg) que ceux du groupe MC (0,08 $/kg).

Résumé

Les résultats de cette étude indiquent que l’alimentation libre est une option viable pour l’élevage de poulets fermiers de chair. La moulée composée, par ailleurs, continue d’être une méthode d’alimentation plus pratique pour bon nombre de producteurs. Toutefois, en particulier pour les producteurs qui cultivent la majorité des aliments qu’ils donnent à leurs animaux, l’alimentation libre pourrait être un bon moyen de réduire les coûts d’alimentation, en éliminant, ou à tout le moins en diminuant, les frais de composition, de meulage, de mélange, de granulation et de transport.

L’alimentation libre permet également de donner des grains entiers à la volaille, qui est naturellement capable de les manger et de les digérer. Il a été démontré qu’accorder une place aux grains entiers dans l’alimentation de la volaille améliore le développement de son tube digestif, ce qui améliore également sa capacité d’absorption des nutriments provenant des différents ingrédients de son alimentation.

Références

Fanatic, A.C., V.B. Brewer, C.M. Owens-Henning, D.J. Donoghue et A.M. Donoghue. « Free-choice feeding of free-range meat chickens », in The Journal of Applied Poultry Research, vol. 22, p. 750-758

Hank, Y.L. et J.G. Dingle. « Practical and economic advantages of choice feeding systems for laying poultry », in World’s Poultry Science Journal, vol. 58, juin 2002

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Nouvelle! La Publication 30F, Guide de production fourragère

La Publication 30F, Guide de production fourragère, constitue une source de renseignements détaillés sur les pratiques agronomiques en production fourragère. On y trouve de l’information sur l’établissement, la fertilité, la lutte contre les mauvaises herbes et le stress thermique, applicables à de nombreuses espèces végétales cultivées comme plantes fourragères en Ontario. Ce Guide traite aussi de questions concernant la récolte et l’entreposage des fourrages et contient des explications sur les analyses des fourrages en laboratoire. Pour télécharger une version PDF gratuite ou commander une copie papier, cliquez ici.

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Paillis de plastique noir : y a-t-il une solution de rechange viable en agriculture biologique?

Cet article est un extrait d’un message original sur le site officiel du MAAARO octobre 2014 par Evan Elford, spécialiste du développement des nouvelles cultures/MAAARO.

Les paillis de plastique noirs sont couramment utilisés dans les cultures légumières en raison de leur efficacité contre les mauvaises herbes, ainsi que pour leur capacité à conserver l’humidité du sol et à réchauffer ce dernier au printemps. Bien que ces paillis soient permis en production biologique, bon nombre de producteurs hésitent à se servir de produits qui laissent des résidus non biodégradables. Les premières pellicules biodégradables ont été mises au point précisément à cette fin; cependant, en raison de leur faible performance au début et des restrictions liées aux matériaux contenant de l’amidon (ex. : amidon génétiquement modifié) dans les normes biologiques, bon nombre de producteurs continuent d’utiliser des paillis de plastique. La qualité des pellicules biodégradables s’est améliorée ces dernières années, mais les producteurs et les chercheurs tentent encore de trouver d’autres solutions pour les fermes biologiques, en ayant notamment recours aux pratiques sans travail du sol, dans le but de se doter de stratégies culturales profitables pour l’ensemble de l’écosystème.

Les recherches sur la culture sans travail du sol en production légumière en sont encore à leur début. On parle de culture sans travail du sol, mais il faut préciser que dans ce cas, il s’agit plutôt d’un système cultural de rotation avec travail réduit du sol et utilisation de cultures de couverture dans le but d’accroître la santé du sol et de combattre les mauvaises herbes. Le Rodale Institute situé en Pennsylvanie, aux États-Unis, estime que trois principes sont à la base de la culture sans travail du sol en production biologique : 1) la biologie du sol alimente tout le système; 2) les cultures de couverture sont une source de fertilité et permettent de lutter contre les mauvaises herbes; et 3) le travail du sol est restreint et est associé aux rotations (Feeser et al., 2014). En 2009, le Rodale Institute a reçu du financement pour évaluer des méthodes de culture sans travail du sol comme solution de rechange aux paillis de plastique noir dans les cultures légumières.

Les diverses méthodes évaluées dans le cadre de cette étude utilisaient des cultures de couverture qui étaient mises en paillis selon l’une des trois méthodes suivantes : a) travail du sol un mois avant la mise en place d’un paillis de plastique noir; b) utilisation d’un rouleau-crêpeur; ou c) tonte. On a utilisé des plants de tomates comme culture représentative dans les essais répétés. La figure 1 décrit les neuf paillis et les méthodes de mise en paillis utilisés dans le cadre de l’étude.

Graphique des traitements de paillis et de terminaison utilisés dans l'étude. Les traitements des cultures de couverture comprennent la vesce, le seigle et le seigle et la vesce et les méthodes de terminaison comprennent le plastique noir, rouleau-crêpeur et tonte.
Figure 1 (tiré de Feeser et al., 2014) : Les cultures de couverture utilisées pour l’étude sur la culture sans travail du sol en production biologique de cultures légumières étaient la variété de vesce Purple Bounty, semée au taux de 39 kg/ha; la variété de seigle Aroostook, semée au taux de 188 kg/ha; et un mélange seigle et vesce au taux de 106 kg/ha (78 kg de seigle/28 kg de vesce).

Les données sur la biomasse de mauvaises herbes, les rendements en tomates (rendements total et commercialisable), les cultures de couverture (biomasse, apport en carbone et apport en azote), l’humidité et la température du sol et les autres paramètres ont été recueillies au cours de chacune des trois années de l’étude. Le reste de l’article portera sur la biomasse des mauvaises herbes et les rendements en tomates.

Biomasse des mauvaises herbes

La biomasse des mauvaises herbes a été évaluée quatre semaines après la plantation des tomates chaque année. Les données recueillies en 2010 et 2012 ont été prises dans la planche de culture et dans les allées entre les planches, alors que les données de 2011 n’ont été prises que dans les planches de culture. Des résultats variables ont été observés d’une année à l’autre, peut-être en raison des diverses méthodes de collecte des données et de facteurs environnementaux. Dans l’ensemble, les paillis de plastique noir ont été plus efficaces contre les mauvaises herbes. Par ailleurs, les cultures de couverture avec mélange seigle/vesce et seigle et vesce utilisés seuls mais mis en paillis avec un rouleau-crêpeur ont donné de meilleurs résultats que les cultures de couverture qui ont été tondues.

Rendement

Les rendements des plants de tomates ont été consignés une ou deux fois par semaine selon les périodes de récolte au cours de la saison de croissance. Seuls les rendements totaux ont été notés en 2010 et les plus hauts rendements ont été obtenus dans les parcelles où l’on avait utilisé le rouleau-crêpeur et la tonte pour tous les types de paillis biologiques utilisés.

En 2011 et 2012, les rendements totaux et commercialisables ont été consignés. Les rendements commercialisables en tomates étaient environ 20 % inférieurs aux rendements totaux durant la saison de croissance 2011. Les rendements commercialisables les plus élevés ont été obtenus avec les paillis de plastique noir, suivis du mélange seigle/vesce mise en paillis avec le rouleau-crêpeur ou tondus. Le rendement commercialisable avec le mélange seigle/vesce (rouleau-crêpeur ou tonte) correspondait environ à 70 % du rendement obtenu avec le plastique noir.

En 2012, une grave éclosion de mildiou a réduit le rendement commercialisable à 23 % du rendement total pour tous les types d’essais. Les parcelles avec vesce mise en paillis par le rouleau-crêpeur ou la tonte ont présenté les plus faibles rendements de tous les types d’essais de l’étude. Aucune différence significative n’a été observée entre les autres types d’essais.

Résumé

Les résultats ont varié au cours des trois années de l’étude initiale. Il faudrait donc une analyse à plus long terme pour évaluer les différents paillis à utiliser en culture biologique.

Les résultats initiaux de l’étude laissent croire que les mélanges de cultures de couverture biologiques (ex. : mélange de vesce/seigle) mis en paillis avec le rouleau-crêpeur peuvent représenter une solution de rechange valable au paillis de plastique noir contre les mauvaises herbes, la plupart des années.

Afin d’arriver à lutter contre les mauvaises herbes de manière acceptable, le rapport Rodale suggère d’utiliser des cultures de couverture qui produisent 6,5 à 9 tonnes de matière sèche par hectare afin d’obtenir suffisamment de biomasse pour maîtriser les mauvaises herbes après la mise en paillis. On conseille par ailleurs de semer des cultures de couverture offrant un ratio carbone/azote de 20:1 ou plus, car elles se décomposent plus lentement et sont plus efficaces contre les mauvaises herbes durant la saison de croissance.

Références

Feeser, J., Zinati, G., et Moyer, J. 2014. Beyond Black Plastic: cover crops and organic no-till for vegetable production. Pennsylvania, États-Unis, Rodale Institute.

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